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06 août 2009

Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary, Philippe Doumenc

contre_enquete
Résumé :
“Assassinée, pas suicidée.” Si Mme Bovary a bien chuchoté cela sur son lit d’agonie, tout est changé et une enquête s’impose – que deux policiers vont mener avec une efficacité redoutable…
Elle s’appelle Emma Bovary et son histoire est célèbre. Amoureuse de l’amour, elle a vécu d’illusions, trompé son mari et ruiné son ménage. Dans un geste de désespoir, elle se tue en absorbant une forte dose d’arsenic, c’est du moins ce que prétendra Flaubert. Or c’est un fait reconnu que l’arsenic, en une seule prise, n’est presque jamais mortel…
Voici ce qui s’est réellement passé : au chevet de la jeune femme, deux médecins ont été appelés. L’un, le docteur Canivet, relève des traces discrètes de contusions ; l’autre, le professeur Larivière, pourra témoigner des derniers mots chuchotés par Emma : “Assassinée, pas suicidée.”
Deux policiers de Rouen sont dépêchés à Yonville afin d’élucider l’affaire. Et les voilà bientôt nantis de plusieurs suspects possibles : un mari cocufié, un prêteur sur gages, deux femmes de caractère, un cynique libertin, un pharmacien concupiscent…
Dans le décor médiocre et petit-bourgeois où Emma suffoquait d’ennui, Philippe Doumenc orchestre une contre-enquête brillante et talentueuse, un vrai et noir roman qui nous révèle enfin ce que Flaubert lui-même feignait d’ignorer.

L’auteur : Philippe Doumenc, qui a fait carrière dans l’aviation commerciale, vit à Paris. Il est l’auteur de quatre romans
Les Comptoirs du Sud (Le Seuil, prix Renaudot, 1989), En haut à gauche du Paradis (Le Seuil, 1992), Les Amants de Tonnégrande (Le Seuil, 2003), Contre-enquête sur la mort d’Emma Bovary (Actes Sud, 2007), et d’un recueil de récits : Un tigre dans la soute (Actes Sud, 2008).

Ce que j'en pense :
Bon. Je vais être beaucoup moins enthousiaste que mes co-lectrices du prix littéraire des blogueuses et moins indulgente également... Quand le livre est sorti j'étais offusquée qu'on puisse prétendre écrire "une suite" à Madame Bovary. Depuis j'ai mis de l'eau dans mon vin puisque j'ai accepté de le lire (je suis parfois très puriste, c'est un gros défaut). Mais revenons donc au livre de Doumenc. Je n'ai pas trouvé grand intérêt à l'histoire, si l'on doit le prendre comme un roman policier, le suspense n'est pas particulièrement prenant. Ce qui manque réellement, je crois, c'est tout simplement la plume de Flaubert, la lourdeur de l'athmosphère, la bêtise des personnages, le ciel blafard de Normandie (...), que l'on goûte pleinement dans le roman de Flaubert. Pour ma part, je préfère relire une enièmement fois Mme Bovary. Je suis un peu sévère, mais je ne me suis pas éclatée, c'est le genre de roman qui ne me marque pas et ne me laisse que peu de souvenirs

Ce livre a été lu dans la cadre du Prix littéraire des blogueurs



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