14 mars 2010
Mort en lisière, Margaret Atwood

4e de couverture
Qu'est-ce qui fait déraper une existence ? Un souvenir, une rupture, la prise de conscience soudaine que tel événement était plus important qu'il n'a paru d'abord ? Pourquoi, par un beau jour, un resort se grippe-t-il, donnant soudain à nos vies un tour inattendu, un goût doux-amer, lucide et ironique àla fois ? C'est à ces questions que Margaret Atwood tente de répondre à travers les dix nouvelles qui composent ce livre, dont les protagonistes - hommes et femmes, femmes surtout - sont tous unis par cette expérience secrête.
L'auteur du Tueur aveugle et de tant d'autres chefs-d'oeuvre (la servante écralate, Oeil de chat) nous offre des récits tendres et incisifs qui confirment son intelligence aigüe de la société contemporaine et de la condition humaine, cette sensibilité qui lui vaut une véritable reconnaissance, le terme n'est pas trop fort - de la part des très nombreux lecteurs qu'elle a conquis à travers le monde.
Mon avis
Je suis très partagée sur ce recueil de nouvelles. Je trouve que le style de l'auteure est incisif et fort, pointe les sensations et les sentiments avec talent. Quand j'étais étudiante en lettres (ça remonte !) un de mes profs nous avait dit, l'œuvre d'un auteur nous dit toujours la même chose (d'un point de vue psychanalytique), chaque roman est une répétition, il faut chercher de ce côté. C'est vraiment ce que j'ai ressenti. Autant les nouvelles sont différentes, autant elles ont cette tonalité sous-jacente identique. L'univers de Margaret Atwood est cotoneux et morose. Alors c'est vraie que toute les nouvelles se passent au même endroit (Canada) dans les années 80. Il se passe beaucoup de choses dans ces nouvelles, mais c'est comme une chape de plomb. Les femmes n'y sont pas heureuses, pas épanouies. Elles semblent si peu moteur, presque spectatrice de leur vie. Je suis ressortie de cette lecture un peu cafardeuse, même si le style est bon.

Ce livre a été lu dans le cadre du prix littéraire des bloggeurs. Pour lire les critiques de mes acolytes, c'est par ici !





