30 mai 2010

lectures de mai

HPIM7390
Cette fois-ci encore, un post pour plusieurs lectures.
C'est vrai que je consacre moins de temps à mon blog, depuis quelque temps,
mais mes lectures se poursuivent !

Cette fois-ci, dans l'ordre :
Anna Gavalda, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
Claire Messud, Les enfants de l'empereur,
Kate Atkinson, A quand les bonnes nouvelles,
Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d'à côté

Anna Gavalda, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part

Résumé : Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna Gavalda.
En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.                    

Mon avis
J'ai ouvert ce recueil de nouvelles en me disant "Anna Gavalda va me mettre du baume au cœur !!!", habituée à une lecture pleine de fraîcheur, avec le goût du détail où surgit le bonheur sur les bricoles de la vie. Et bien, là quelle surprise ! Les nouvelles sont dans l'ensemble plutôt sombre (notamment IIG), même si les héros essaient de s'en sortir... Cela dit, l'auteur arrive toujours a toucher juste sur les sentiments humains. J'avais besoin au moment de cette lecture de gaité, ce n'était pas ça, mais la lecture fut néanmoins agréable. Le seul hic, mais c'est le genre qui le veut, je suis souvent déçue par les nouvelles, car les caractères sont toujours moins fouillés, toujours en surface, sur de brefs instants. A découvrir tout de même  car la lecture est fluide et on passe un moment de lecture agréable

Claire Messud, Les enfants de l'empereur

Résumé : Manhattan, début 2001. Trois jeunes trentenaires se retrouvent déchirés entre leurs rêves et les exigences du réel : Marina, apprentie journaliste, écrasée par son père Murray, maître de l'intelligentsia new-yorkaise ; Danielle en quête de l'âme sœur et de reconnaissance professionnelle ; Julius, pigiste gay, aspirant à se ranger sans pouvoir s'y résoudre. Leurs rapport se compliquent dangereusement avec l'arrivée du séduisant Ludovic et celle du provincial Bootie... De périlleux chassés-croisés sentimentaux en perspective, avant que les masques ne tombent, dans une comédie de l'innocence perdue qui culmine un certain 11 septembre.
Par son jeu virtuose sur les points de vue, son habileté à relier les trajectoires individuelles à l'Histoire, Claire Messud nous offre le portrait réjouissant d'une métropole narcissique, et recrée toute une époque, si proche et déjà si lointaine.

Mon avis :
De ce roman, il y a beaucoup à dire. C'est un pavé (plus de 700 pages), mais quel pavé ! J'ai beaucoup apprécié l'histoire. On retrouve bien les attentes et les espoirs souvent désenchantés de la génération des trentenaires des années 2000. Difficulté à trouver sa voie, envie de s'investir dans des métiers intellectuels voire artistiques, souvent plus pour la reconnaissance que pour la passion. Difficulté à s'assumer, à devenir indépendant à trente ans... Bref une bonne satire sociale de notre époque. Et puis il y a ce petit plus, cet humour léger, on se croirait parfois dans un film de Woody Allen. Très intello, mais on ne s'ennuie jamais !
Enfin j'ai trouvé le style d'écriture du roman vraiment bon, un style parfois un peu désuet, un peu bourgeois aussi, comme le milieu où les héros naviguent en orbite autour du fameux (fumeux) Murray. Une lecture réjouissante, vraiment !

Ce livre a été lu dans le cadre du prix littéraire des blogueurs36420629_p Pour d'autres critiques, c'est ici

Kate Atkinson : A quand les bonne nouvelles

Résumé :
Un écrivain, Howard Mason, vit avec sa femme et ses trois enfants à la campagne. Alors qu'il est allé rejoindre sa maîtresse à Londres, sa femme, le bébé, l'aînée de ses filles et le chien sont massacrés par un parfait inconnu. Seule la petite Joanna, 6 ans, parvient à échapper au carnage. Trente ans plus tard, l'homme qui a été condamné pour ce crime sort de prison. Ceci n'est que le point de départ d'un livre aussi caustique et échevelé que les deux précédents tomes de la trilogie romanesque, policière et satirique de K. Atkinson.

Mon avis :

J'ai passé un bon moment avec ce roman. Les personnages sont tous des survivants à un moment où l'autre de l'histoire. Ils réchappent à leur destin, ils se sauvent les uns les autres. C'est parfois un peu manichéen, parfois un peu dans le cliché (Joanna Mason, la rescapée du massacre, fais parfois penser à un personnage de Mary Higgins Clark : tout est beau, tout est parfait), mais c'est pour mieux nous tromper. Beaucoup d'humour, de malices, de suspens et de rebondissements. On joue volontiers avec l'auteur !

Ce livre a été lu dans le cadre du prix littéraire des blogueurs36420629_p Pour d'autres critiques c'est ici


Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d'à côté

Résumé :

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment.

Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à le ferme familiale avec ses 24 vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'auto-dérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.

Un jour pourtant un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Mon avis

Ce roman se déguste et se dévore ! un véritable petit plaisir où le coup de foudre improbable entre une intello et un paysan nous emmène dans des situations cocasses. Choc des cultures, mais aussi choc des corps. Une passion amoureuse dévorante qui passe outre l 'abysse qui sépare nos héros... au départ ! Le roman se construit sur une alternance de chapitre où tantôt "la crevette" nous relate les événements et tantôt c'est le "Blaireau National" qui raconte. Et tout l'humour réside dans ce procédé. Les deux points de vue se confrontent et divergent complètement. Peu à peu la passion tourne en conflit, nous laisse un peu amer, mais la chute finale est un petit pied de nez aux histoires d'amour qui finissent mal. A lire absolument !

Posté par eli94 à 18:42 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur lectures de mai

  • c'est rigolo que l'on vive à côté !
    j'ai bcp aimé le 4 qui m'a fait rire, le 1 m'avait bien plu et le 3ème me tente, j'aime bcp cet auteur !

    Posté par charlotteb, 16 juin 2010 à 19:35 | | Répondre
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